Comment faire grandir son entreprise : le choix de la croissance externe

À retenir ? L’objectif de tout entrepreneur est de faire prospérer son entreprise. Qu’elle soit organique ou externe, la croissance est souvent le moteur de ce développement. ?Le choix d’une opération de croissance externe doit obligatoirement faire écho à une démarche en plusieurs étapes.

 

Comment apporter de la croissance à mon entreprise ?

Voilà une question que nombre d’entrepreneurs se posent au quotidien. Doit-elle se faire par des ressources internes (croissance organique) ou via une croissance externe ? Sachant que ces deux types de croissance ne sont pas exclusifs.

L’actualité récente avec le rachat d’Edéna par le groupe Phoenix à la Réunion ou la bataille entre la FNAC et CONFORAMA pour l’acquisition de DARTY en métropole ont mis en lumière la croissance externe.

Les exemples cités ne concernent que des entreprises d’une certaine taille, cependant, la croissance externe peut être envisagée pour tout type et toutes tailles d’entreprises. Plus de 60 000 entreprises sont en effet reprises chaque année en France.

Pourquoi vouloir effectuer une croissance externe ? Dans le cas de la FNAC par exemple, cela permet une diversification de l’offre conforme à la stratégie posée par son pdg, Alexandre Bompard depuis son arrivée à la tête de la FNAC. Cela devrait permettre au groupe de faire des « synergies » en regroupant des services (publicité, logistique, SAV), en massifiant ses commandes auprès des fournisseurs.

Dans d’autres cas, cela peut être pour augmenter sa part de marché, s’ouvrir sur un nouveau secteur géographique, développer de nouvelles synergies, intégrer verticalement une filière en acquérant un fournisseur ou un client. La justification peut être également financière, comme dans le cas des conglomérats.

Des défis techniques, humains et financiers

Mais encore faut-il qu’elle soit bien pensée. Comme dans le cas de l’acquisition de DARTY par la FNAC, toute opération de croissance externe devrait faire écho à une stratégie d’entreprise préalablement définie. Ce préambule nécessaire est le premier filtre qui permettra au dirigeant de savoir si une croissance externe est pertinente pour l’entreprise et le cas échéant de pré-identifier des secteurs ou des entreprises à surveiller.

Une fois ce travail de définition de stratégie effectué, il reste encore au dirigeant quatre étapes majeures pour lui permettre d’envisager une croissance externe.

La recherche de la cible, la rédaction de la lettre d’intention, l’audit de la cible et la signature du contrat définitif sont autant d’étapes à passer pour valider la pertinence de la croissance externe.

Ces étapes parfois longues sont souvent réalisées avec le support de prestataires externes (sociétés de corporate finance, sociétés de conseil en stratégie, d’avocats, de notaires, des cabinets d’audits …) ou avec l’aide de réseaux spécialisés, ces apports externes étant essentiels du fait de la nature très variée et pointue des expertises requises.

En conclusion, la croissance externe est une étape devenue presque incontournable pour tout entrepreneur qui souhaite faire grandir son entreprise rapidement et gagner des parts de marché. Néanmoins, cette opération est loin d’être aisée. Elle comporte de multiples défis financiers, techniques et humains. Elle demande bien souvent à l’entrepreneur de connaître à la fois son secteur d’activité, d’être solide, bien entouré, visionnaire et pragmatique, et tout cela dans un temps contraint.

Vincent Dandrade, Directeur associé du cabinet GBO

 


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